Bret Easton Ellis, American Psycho, lu par Pierre Tissot

The Rijksmuseum, Amsterdam RP-T-1898-A-3727 - Bret Easton Ellis, American Psycho, lu par Pierre Tissot

The Rijksmuseum, Amsterdam RP-T-1898-A-3727

Urbain décadent, années 80 et modernité, j’ai curieusement accroché alors qu’habituellement un roman sans brins d’herbes me plonge rapidement dans la léthargie. Il faut dire que ça claque ! Je n’aurai probablement jamais abordé ce rivage sans l’interprétation de Pierre Tissot. Il porte à merveille le dégoût, l’obsession, l’arrogance qui battent dans les veine du narrateur. L’ admiration immodérée de ce dernier pour Donald Trump s’est ironiquement bonifiée avec le temps. Le récit semble couler, puis une petite phrase assassine pique la trame comme une épine traverse la chaussure. On sent que ça déraille. On éprouve une certaine jouissance face aux fausses notes vachardes, voire cruelles, qui s’immiscent de plus en plus fréquemment. L’axe s’incurve franchement… Fascinant. Mais j’ai fini par craquer. Abandon devant l’insupportable malgré mon envie de suivre le déroulé jusqu’au bout. Brillante parabole de la folie sous-jacente au monde moderne qui se bouche les oreilles.

 

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