Stefan Spjut, La chasseuse de trolls

Saint-Affrique - Stefan Spjut, La chasseuse de trolls

Saint-Affrique

La narration est lente, neigeuse, froide, assez désincarnée. Les mots floconnent, on est un peu aveuglé par leur danse lente devant nos yeux; des formes indécises se dessinent dans la forêt et on avance vers elles à l’aveuglette. Il n’y a pas vraiment de chemin, seulement des sentes tracées par les bêtes. C’est une lecture semblable à une légère hallucination. Assez glauque. Je me suis dit que le parcours allait sans doute aboutir quelque part, dans une clairière, un cimetière ou une ancienne galerie de mine, mais que l’effort et le temps passé ne valaient pas la chandelle qui éclaireraient – peut-être – l’histoire. Avant de me retrouver tout à fait engourdie ou de perdre tout sentiment de réalité corporelle, j’ai abandonné.

 

 

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