Jack London, Martin Eden, lu par Denis Podalydès

The Metropolitan Museum of Art, New York 52.594.23

Jack London, Martin Eden, lu par Denis Podalydès – The Metropolitan Museum of Art, New York 52.594.23

C’est un roman d’amour où l’on attend avec impatience que les amants se séparent enfin… toute la première partie m’a parue lente et lourde, question d’époque et de mentalités sans doute, les enjeux de la rencontre n’ont plus le même écho dans notre esprit d’aujourd’hui. J’ai commencé l’écoute du roman avant le Grand Encabanement, traîné la patte et l’oreille et ne suis arrivée à la partie la plus intéressante qu’à la libération des 100 kilomètres. Quand Martin tente de prendre son envol, le récit devient âpre, prenant, suscite l’attention fraternelle de la précarité et de l’effort partagés… cet homme qui bat des ailes dans le silence assourdissant ou la perplexité condescendante que lui renvoient ses contemporains… et qui préfère arracher volontairement ses plumes devenues chatoyantes plutôt que de vivre parmi les faux-semblants et la médiocrité des sentiments… La fin est terrible ! Une des plus marquantes que j’ai jamais vécues en littérature.

 

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