Haruki Murakami, 1Q84 tome 2, lu par Maia Baran et Emmanuel Dekoninck

Haruki Murakami, 1Q84 tome 2, lu par Maia Baran et Emmanuel Dekoninck

Pour ce deuxième opus, la petite musique d’accompagnement a perdu de son charme. Elle est plus sombre. Certains fils de la chrysalide aboutissent à un bouton, voire à une fleur, d’autres s’enchevêtrent. Les leprechauns pointent le bout de leur chapeau pointu. Il est nécessaire de sortir le paratonnerre pour leur faire face. L’effet de surprise passée avec le premier tome, l’intérêt est moins saisissant, mais néanmoins soutenu. Les utérus miroitent de leurs mystères insondables.
Haruki Murakami définit lui-même les particularités de son écriture :

Le style adoptait la façon de parler d’une fillette de 10 ans. Il n’y avait pas de mots compliqués, pas de logique excessive, pas d’explications ennuyeuses, pas non plus d’expressions recherchées. Du début à la fin, le récit était raconté par une fillette. Dans une langue compréhensible et précise, bien souvent plaisante à l’oreille, et pour ainsi dire sans explications. (LI 00:20)

La violence côtoie l’enfantin. Un petit air de Fred Vargas dans les dialogues : des phrases simples, répétées comme si elles contenaient une vérité profonde et incontournable pour celui qui les dit. Ce qui m’agace chez Fred Vargas a encore du charme à mes yeux chez Haruki Murakami. Nous verrons si cela résiste au troisième opus.

 

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