Jules Romain, Les copains

Jules Romain, Les copains

Je n’ai pas été bon public pour ce livre. Burlesque, loufoque et potache, il a tout pour être sympathique. L’écriture se tient : jeux de mots et chemins de traverse poétiques travaillés et créatifs.

Une petite route se tortillait de plaisir entre des boqueteaux et des prairies. (89)

Mais je ne suis pas un jeune-homme des années 20. Il a certainement faire bondir dans les chaumières en son temps (de jubilation ou d’indignation selon le lecteur). La société corsetée entre service militaire et imprégnation religieuse qu’il égratigne a eu du plomb dans l’aile depuis et je trouve le texte daté. Seule la scène flamboyante de la cathédrale n’a pas vieilli. Le sermon incitant les brebis au labourage des sillons et au pétrissage des boules de neige n’est toujours pas d’actualité presque cent ans plus tard, loin s’en faut. Les coincés de la chasuble courent encore les rues.

 

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