Le beau livre de la préhistoire, Marc Azéma, Laurent Brasier

Causse du Larzac, cirque de Tournemire

On prend un grand plaisir à sauter d’une page à l’autre, de 36 000 à 12 000 ans, d’un galet peint à une flûte, bonds temporels d’un voyage à travers l’image. Et quand on s’arrête, c’est qu’un mot, une forme, a attiré notre attention et déclenché l’envie de savoir, d’apprendre, de se remémorer. Beau et lourd comme un coffret de bronze, cet ouvrage en a la richesse et la finition. Les illustrations sont d’excellente facture. Les textes concis offrent l’essentiel sans tourner le dos aux incertitudes, à la mouvance des recherches. Les grands classiques – Lascaux, le solutréen, la statuette de l’Homme-lion – côtoient des thèmes moins connus – la tour de Jéricho, la culture natoufienne ou les grandes girafes du Niger. A la fois encyclopédie de référence et porte ouverte à la curiosité, il s’offre à un large public de fouineurs de préhistoire. Dans notre maisonnée, il fait le bonheur des petits-déjeuners. On ouvre au hasard, on décille un oeil encore à moitié endormi mais attiré par la chaleur des couleurs, on écoute la lecture à voix haute du texte qui donne sa saveur au thé du matin, puis on s’en va d’un pas éveillé vers les activités de la journée, la conscience des origines accrochée au corps, de nouvelles perspectives sur sa place dans le monde voletant dans l’esprit.

[Lu dans le cadre de ces volubiles Masses Critiques]

 

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