John Steinbeck, Des souris et des hommes, lu par Lorant Deutsch, Jacques Gamblin et cie

The Metropolitan Museum of Art, New York 1987.455.13 - John Steinbeck, Des souris et des hommes, lu par collectif

The Metropolitan Museum of Art, New York 1987.455.13

Encore un de ces livres inclus dans les programmes scolaires qui me paraît bien peu approprié après relecture en ma maturité. Des empreintes qui perdurent dans ma mémoire sourdent un sentiment de malaise et de perplexité. Je crois que l’image des souris écrasées par les caresses de Lennie m’avait beaucoup choquée (à quel âge l’ai-je étudié ? 14 ans ? 15 ans ?) Et le contexte historique de la crise de 1929 complètement échappé. Le sentiment malheureux d’être mise face à face avec un texte violent par son propos et ses effets sensibles dans un contexte scolaire auquel je faisais confiance m’avait beaucoup déstabilisée. Toute la misère du monde lancée à pleine force sur le cœur humaniste d’une jeune fille…

La très soignée mise en audio, avec comédiens aguerris – dont un très fort en onomatopées-, musiques originales et rythme parfait donne le sentiment d’être accompagnée, tenue par la main dans cette vadrouille de l’existence aussi fragile que les os d’une souris.

 

Ce contenu a été publié dans Explorations littéraires. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *