Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit, lu par André Pauwels

Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit, lu par André Pauwels

Il y a d’inventives métaphores dans cette écriture, de bien belles images. Les plongées évocatrices de l’extrême pauvreté sont réalistes tout en portant en elles une atmosphère de conte, ce qui adoucit la douleur et le sordide. La chute, le départ, le déracinement présageaient d’un récit prenant. Mais passée la découverte, la mise en place, l’arrivée en ville, je me suis beaucoup ennuyée. C’est trop long. Les histoires d’amours, les conflits, les jalousies, les trahisons, les interminables tergiversations morales ont eu raison de ma sympathie pour ce roman. Ne parlons pas de la fin, pathétique et larmoyante au possible.

André Pauwels, sympathique raconteur, prend des voix forcées et mièvres dès qu’il s’agit de faire parler un enfant ou une femme. Vouloir imiter au sens propre la voix d’un enfant ou d’une femme me semble un parti-pris maladroit. En tout cas ici, cela ne fonctionne pas du tout. On dirait une petite-fille de cinq ans faisant parler ses poupées.

 

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