Agnès Desarthe, Comment j’ai appris à lire

Agnès Desarthe, Comment j’ai appris à lire

Agnès Desarthe s’est appliquée à retrouver des sensations, des étapes, à reconstruire des processus. Bonne élève, elle planche sur son sujet, le décortique et crée une linéarité artificielle. C’est maladroit, laborieux, les ficelles sont tellement grosses qu’on se prend les pieds dedans. Elle s’en défend, mais je n’ai pu m’empêcher de trouver son rapport à elle-même complaisant et snob. Sa dissection manque d’offrande au lecteur. Ça sonne faux.

… et puis, à quelques pages de la fin, la fluidité, la présence et le naturel pointent leur nez. La vie rejaillit quand elle parle de son travail de traductrice.

 

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